Actualité médicale

PRÉVENTION / INNOVATION :
LES DIFFÉRENTS TYPES D'ACCIDENTS VASCULAIRES CÉRÉBRAUX (AVC)

L’AVC ischémique (ou infarctus cérébral) (85% des cas)

L’artère est bouchée par :

  • une plaque riche en cholestérol (athérosclérose), on parle de thrombose cérébrale,
  • un caillot de sang venu obstruer l’artère, il s’agit alors d’une embolie cérébrale.

L’AVC hémorragique (15% des cas)

Il est dû le plus souvent à une rupture d’anévrisme. L’hypertension artérielle, les tumeurs et divers troubles de la coagulation peuvent eux aussi entraîner des hémorragies cérébrales.

L’Accident Ischémique Transitoire (AIT)

Lorsque l’obstruction de l’artère cérébrale se résorbe d’elle-même ou que les suppléances au déficit circulatoire sont suffisantes, permettant d’éviter la constitution d’une lésion cérébrale irréversible, on parle d’accident ischémique transitoire.
Ses symptômes sont les mêmes que l’infarctus cérébral et même s’ils ne durent que quelques minutes avant le retour à la normale ils nécessitent la même attention qu e pour un AVC constitué, notamment par la necessité d’une consultation d’urgence.

PRÉVENTION DES FACTEURS DE RISQUE

Les 10 facteurs de risque* de l’AVC

Dix facteurs de risques déterminés par le mode de vie (et donc potentiellement modifiables) sont associés à la survenue de 90% des AVC :

  • L’HyperTension Artérielle (HTA), qui contribue à 40% au risque d’AVC (risque multiplié par 2, et par 5 chez les moins de 55 ans) ;
    Contrôler l'HTA
  • Le tabagisme, qui triple le risque d'AVC ;
    Eviter de fumer ; demander de l'aide pour arrêter de fumer
  • L'obésité abdominale, évaluée par le rapport du tour de taille/tour de hanche, qui contribue à hauteur de 36% à l'AVC ;
    Perdre de poids en cas de surpoids
  • Une alimentation non équilibrée contribue à hauteur de 33% au risque d'AVC ;
    Equilibrer son alimentation, consommer des fruits et légumes et réduire sa consommation de sel
  • Le manque d'activité physique ;
    Pratiquer régulièrement une activité physique et réduire la sédentarité
  • La consommation d'alcool ;
    Limiter sa consommation d'alcool
  • La Fibrillation Atriale (FA) est le premier facteur de risque d’origine cardiaque avec un risque multiplié par 4 ;
    Suivre et surveiller le traitement prescrit en cas d’affection cardiaque préexistante comme la FA
  • Les facteurs psychosociaux (stress, dépression, isolement social…)
    Réduire l’exposition au stress
  • Un diabète, pour l’AVC ischémique ;
    Contrôler le diabète
  • Une concentration trop élevée d’un ou plusieurs lipides présents dans le sang (cholestérol, triglycérides…)
    Surveiller son taux de cholestérol

*Site du Ministère des Solidarités et de la Santé

PRÉVENTION DE L'AVC ISCHÉMIQUE

La FA représente l’un des principaux facteurs de risque de l’AVC ischémique. Chez les patients atteints de FA le risque d’AVC est 4 fois plus élevé.

Qu’est-ce que la FA ?

  • La FA désigne une pathologie cardiaque dans laquelle les battements des cavités supérieures (oreillettes) du cœur sont trop rapides et irréguliers (arythmie). Il peut en résulter une stagnation du sang qui induit la formation de caillots dans une zone du cœur appelée l’auricule gauche.
  • Un de ces caillots peut se détacher et être emporté par le courant sanguin vers le cerveau (embolie cérébrale) où il peut se bloquer dans une artère et provoquer un AVC.

    Comment traiter la FA pour limiter les risques d’AVC ?

    Les anticoagulants sont l’un des traitements de référence des complications emboliques de la FA, mais…

    • L’efficacité du traitement varie selon les patients
    • Les traitements anticoagulants peuvent favoriser des saignements
    • Les anticoagulants sont contre-indiqués chez certains patients.



  • LA FERMETURE DE L’AURICULE GAUCHE

    Il existe un traitement « innovant », reconnu, permettant de réduire significativement le risque d’AVC chez certains patients souffrant de FA non valvulaire, qui ont une contre-indication formelle et permanente aux anticoagulants et présentant un risque important d’embolie cérébrale.

    COMMENT SE DÉROULE LA PROCÉDURE DE FERMETURE DE L’AURICULE ?

    L’intervention se déroule généralement sous anesthésie générale et dure environ une heure.

    • Le médecin guide le dispositif jusqu‘à l‘intérieur du cœur au travers d‘un cathéter (tube flexible) inséré par une veine du haut de la jambe.
    • Lorsque le cathéter est correctement positionné, le médecin libère le dispositif afin de fermer l’auricule. Ce dispositif restera définitivement implanté dans le cœur.
    • Vingt-quatre heures sont généralement nécessaires pour récupérer de l’intervention.

    ETAPE 1
    La prothèse qui ferme l’auricule est amenée par un cathéter, placé dans l’aine, qui chemine via la veine fémorale jusqu’au coeur.

    ETAPE 2
    - Les médecins guident le cathéter pour le positionner à l’entrée de l’auricule.

    ETAPE 3
    Le dispositif de fermeture est ensuite déployé à l’entrée de l’auricule gauche.
    Ce dispositif restera définitivement implanté dans le cœur.

    » L’ensemble de l’intervention est réalisé sous contrôle d’imagerie médicale (échographie cardiaque).

    Que se passe-t-il après l’implantation ?

    • Après l’implantation, votre médecin pourra vous prescrire un traitement pour fluidifier votre sang.
    • Votre médecin peut également vous prescrire un antibiotique pour éviter la survenue d’une infection après l’intervention.
    • Des visites de contrôle auront lieu de 1 à 3 mois après l'intervention puis de façon régulière pendant 2 ans selon la pratique médicale du médecin.
      Des clichés de votre cœur seront effectués afin d’examiner le dispositif. En fonction des résultats obtenus, votre médecin pourra être amené à modifier votre traitement

    Cette procédure est-elle répandue ?

    • Cette thérapie a été lancée en 2001 et près de 80 000 patients dans le monde en ont déjà bénéficié dont plus de 3 500 implantations réalisées en France avec succès dans les 3 dernières années*
    • Elle est prise en charge par la Sécurité Sociale en France depuis 2016.

    Quelles sont les complications liées à la mise en place du dispositif de fermeture de l’auricule gauche ?

    La procédure d’implantation est bien établie depuis plusieurs années. Néanmoins, cette procédure peut ne pas s’appliquer à tous les patients et il existe comme pour toute intervention des risques potentiels et des complications possibles.
    Nous vous invitons à en discuter avec votre médecin pour rechercher le traitement qui sera le mieux adapté à votre cas personnel.

    *Référence utile (évaluation HAS 2014)